Thèmes

amis amour anime anniversaire annonce argent art bande bébé belle bleu

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Vietnam (28)
· Cambodge (18)
· Thaïlande (9)
· Malaisie (15)
· Singapour (4)
· Philippines (0)
· Singapour (0)

Rechercher
Derniers commentaires

je m'appelle jennifer leroi veuve française âgé de 66ans. n'ayant aucun héritier, depuis la mort de mon époux,
Par jenniferleroi, le 16.02.2018

je sais pas qui tu es pour juger un voyage où tu étais pas, mais cette histoire n'est pas une découverte de la
Par moi même, le 14.08.2017

tu es insupportables à lire ; il manque beaucoup de ponctuation ...de plus tu es comme beaucoup de jeunots qui
Par Cave Jacky, le 05.08.2017

t'as l'air de mieux t'y connaitre que moi en costard. tu peux faire ce que tu veux, broder des trucs, avoir de
Par ulysserepart, le 05.09.2012

euh excuse mois , tu dis faux , mais ou crois tu que les ''grandes marques '' se procure leur costard a 600 €
Par Akli, le 05.09.2012

Voir plus

Articles les plus lus

· La petite tailleuse de Hoi An
· Saïgon : Ho Chi Minh Ville
· Les nuits de Phnom Penh
· Diên Biên Phu
· Dien Bien Phu : La bataille (pour les nuls)

· Bao Lac, bermudes des montagnes
· Koh Phi Phi
· La Baie D'Along
· 24h à Singapour
· Retour à Sihanoukville
· Ulysse revient (texte pour prochain blog 21-12-2010)
· Mondolkiri
· Nouvelle spéciale : la route de Sin Hô
· Mais où est donc Ornicar ?(texte pour futur blog 11-12-2010)
· Beautiful Hoi An

Voir plus 

Statistiques

Date de création : 18.07.2010
Dernière mise à jour : 12.07.2011
87 articles


Welcome to Singapour

Publié le 06/04/2010 à 21:08 par ulysserepart

 

Singapour, la pointe de l'Asie du Sud Est, pays d'escale dont on ne sait jamais si elle mérite plus de temps que de juste y passer, si ce petit dragon ne va pas manger tout cru notre porte monnaie et si traverser la Malaisie pour la découvrir vaut plus que d'avoir un nouveau tampon estampillé sur son passeport.

Dans mon imaginaire c'était la ville propre par excellence, insipide et faite d'immenses centres commerciaux où tout est trop cher. Mais à mon agréable surprise, cette ville est beaucoup plus que cela. Le passage par Kuala Lumpur m'avait habitué à une ambiance moins tumultueuse que les habituelles villes d'Asie et errer dans les rues de Singapour avec mon sac de voyage à la recherche de cet hostel dont je n'ai pas la moindre idée d'où il se trouve est, mise à part ces 20kg sur le dos, plutôt agréable. Les rues sont spacieuses, l'herbe est rase, les gens sont aisés et dégagent une certaine élégance que la misère de certains quartiers d'Asie ne permet pas. Peut être suis je trop habitués à ces gens en guenilles qui hantent les rues de ces métropoles asiatiques, nous courant après pour une course à trois roues et à trois sous.

 


Mais là je n'ai pas d'argent et pas de distributeur en vue. Quand je demande où je peux en trouver un, on m’indique des rues et des croisements  et à leur tête je sens que c’est loin... bref, je suis bon pour marcher un bon bout avec mes kilos sur le dos. Je monte et remonte les rues commerçantes, mais rien, à croire qu’ils retirent jamais d’argent ici. Puis enfin, sur le trottoir d’en face, j’en vois un !! C’est comme apercevoir la terre pour un naufragé, je suis sauvé ! Reste à savoir de combien j’aurais besoin et trouver où dormir, mais au moins je peux manger. Cela m’étonne toujours tout ce que l’on peut chasser avec ce petit bout de plastique pas même tranchant et que l’on nomme carte bleue.

Je tourne et tourne en rond, sans la moindre idée où trouver ni chercher. C’est là que les guides de voyage et leurs bonnes adresses sont utiles. Mais je n’en ai point. Ni guide, ni carte, ni idée ou aller. Alors je marche à l’aveuglette, demandant parfois de l’aide mais en vain. Malgré la fin d’après midi qui approche, il fait bien chaud et mon sac commence à peser. Je demande à un café si je peux me connecter à leur internet, on me répond qu’il y a le wifi dans toute la ville jusqu’à la moindre rue. Alors je me pose sur un petit muret, sors mon petit ordi et utilise la technologie pour trouver mon chemin. Je capte le réseau, mais il faut un code que j’ignore encore. L’homme et la machine sont impuissants. Y a-t-il au moins une auberge dans cette ville ? D’ailleurs je ne sais même pas si je suis dans les bons quartiers mais l'endroit paraît bien animé et me plait bien. Il y a une mosquée bleue, des restaurants indiens, des petits cafés où je rêve de me poser un peu et où les gens viennent s'y poser à l'européenne devant un petit café crème. Manque juste un petit hostel. Les faciès changent aussi, outre les asiatiques, pas mal d’occidentaux vivent ici. Le paradis des expatriés.Une bonne heure après, avec 80 dollars singapourien en poche, soit 50 euros,on m'indique enfin une rue où un nouvel hostel vient d'ouvrir. Encore quelques rues à me perdre avant de trouver cet Eden. L'ABC backpacker hostel.

 

 

C’est par chance l’auberge la moins chère de la ville et elle n’en demeure pas moins d’excellente qualité. Tout blanc, tout propre, avec la climatisation pour 18 dollars la nuit en dortoir de six.Il change des hostels dans lesquels je dormais d'habitude, plutôt bohême ou usine à voyageurs qui transformaient l’endroit en bar pour l’occasion. Non ici tout est propre et discipliné. Peut être un peu trop calme et sans âme même, mais il est dans ce quartier que j’aime tant et semble l'endroit idéal pour se reposer au moins une nuit.Je suis de retour à la civilisation occidentalisée mais le peu que j'ai traversé comme un pauvre vagabond me fait penser que je vais aimer cette ville.

 

Cette ville me plait bien. Après l’avoir découvert un peu à pied, je pars manger comme me l’avait conseillé Steeve le new yorkais, dans un restaurant dont la spécialité est le riz Biryani. Un restaurant au nom de cette spécialité attire mon attention et même s’il est vide, je décide d’y rentrer. Il a l’air un peu plus classe que les restos populaires indiens du quartier, mais les prix restent plus qu’abordable. 4 dollars le plat !! Les femmes qui tiennent ce restaurant sont en train de manger quand je m’installe. J’ai l’impression de rentrer dans la cuisine d’une maison où on me propose de prendre une assiette et de m’asseoir. Elles me sourient, se demandant de quel pays je peux bien venir. La France fait toujours son effet et provoque les sourires rêveurs. L’une d’elle justement y a séjourné quelques temps mais n’ose pas parler avec moi en français. Je déguste mon riz à la saveur et aux serveuses fort sympathiques et quand je pars, un au revoir s’échappe de l’une d’elle, l’air de rien. Je me retourne et le lui retourne en souriant.

A mon retour à l’hostel,  je découvrais les hôtes de ma chambre et ma soirée que j’aurais pensé monotone pris vie. Dans le dortoir il y a une américaine et un allemand qui se disent au revoir après avoir passé une belle journée ensemble à visiter la ville. L'allemand finit son sac en confiant à l'américaine qu'il espère bien sortir avec l'hôtesse de l'air de son vol et lui demande quelques conseils. Et pour cause, l'américaine est elle même hôtesse de l'air mais je le comprendrais un peu plus tard. Je m'en vais prendre une douche et à mon retour, l'hôtesse de l'air me demande si ça me dit de l'accompagner pour boire un coup en ville pour son dernier soir ici avant de partir pour Kuala Lumpur. Un peu que ça me dit ! Et c'est ainsi que cette nuit là, je découvrais Clarke Quays et ses bars enchantés.