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je m'appelle jennifer leroi veuve française âgé de 66ans. n'ayant aucun héritier, depuis la mort de mon époux,
Par jenniferleroi, le 16.02.2018
je sais pas qui tu es pour juger un voyage où tu étais pas, mais cette histoire n'est pas une découverte de la
Par moi même, le 14.08.2017
tu es insupportables à lire ; il manque beaucoup de ponctuation ...de plus tu es comme beaucoup de jeunots qui
Par Cave Jacky, le 05.08.2017
t'as l'air de mieux t'y connaitre que moi en costard. tu peux faire ce que tu veux, broder des trucs, avoir de
Par ulysserepart, le 05.09.2012
euh excuse mois , tu dis faux , mais ou crois tu que les ''grandes marques '' se procure leur costard a 600 €
Par Akli, le 05.09.2012
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Date de création : 18.07.2010
Dernière mise à jour :
12.07.2011
87 articles
Elle c’est Tasha, hôtesse sur des vols domestiques aux Etats Unis. Son nom me fait penser à la bande dessinée du presque même nom : Natasha hôtesse de l’air. Elle profite de quelques jours de vacances et de billet à bon prix de part son métier pour découvrir Singapour et la Malaisie. D’ailleurs elle part pour Kuala Lumpur dès le lendemain matin.
Quand elle revient de la douche vêtue d’une petite serviette, je m'apprête à quitter la chambre à regret. Elle sort de son sac une boule de tissu noir qu’elle enfile, comme à la plage, par-dessous sa serviette. A peine le temps de lui dire que je vais lui laisser la chambre et de me retourner pour prendre mes affaires de toilette que je la vois habillée d’une jolie petite robe noire. Tour de magie que seules les filles savent faire. Monopoliser la salle de bain des heures ou se transformer en princesse en 3 secondes. Dans mon for intérieur je me dis que je vais devoir rivaliser d’ingéniosité pour trouver dans mon sac de rando de quoi m’habiller et sortir avec elle dans le Hi-Tech asiatique.
De toute façon c’est pas bien compliqué, dans tout ce barda de voyage la seule chose que j’ai pour sortir c’est ce que je m’étais fait sur mesure au Vietnam, c'est-à-dire une chemise blanche rayée de fines bandes marron, un pantalon à la coupe loose en lin marron assorti aux fines rayures et un autre en boule au fond du sac, aux tons bleu marine au style légèrement plus habillé. Le tout pour 40 euros chez un tailleur de Hoi An. Quant aux chaussures, entre chaussures de rando et claquettes, ce sont ces dernières qui auront le plus d’élégance.
Le pantalon bleu marine et t-shirt blanc me donne un look khmer campagnard et l’assortiment chemise sur mesure et pantalon marron me donne un semblant d’allure qui pourrait presque faire chic décontract’. Inespéré !!
Quand je rentre de la douche, le dortoir est vide, fort heureusement, car je me change laborieusement en tentant toutes les combinaisons possibles et inimaginables sans jamais être satisfait. Impossible comme elle de sortir de sous ma serviette la tenue magique d’un coup de baguette magique. Mais quand Tasha revient, son regard étonné me fait dire que j’ai fait le bon choix. Le vagabond citrouille qu’elle avait laissé s’était transformé tant bien que mal en jeune prince mais au carrosse encore un peu froissé. Cette fois Singapour est à nous. Elle me montre sur un plan que le quartier de Clark Quay est assez loin et me demande si on prend un taxi ? J’imagine la soirée dans laquelle je m’étais embarqué. Taxi et cocktails dans les bars branchés de Singapour qui me font penser que dès qu’une femme entre dans votre vie, les dépenses décuplent comme par enchantement. Un autre de leur tour de magie !! A la voir tout coquette et imaginant les soirées à l’américaine, je me dis que je vais avoir du mal à suivre avec mes 32 dollars restant mais que la sortie, même si elle me coutera sans doute une petite semaine de voyage dans un autre pays, en vaudra certainement le coup. C’est pas non plus tous les soirs qu’on sort dans Singapour avec une hôtesse de l’air juste pour soi.
Je tente tout de même une approche budget traveler pour éviter le taxi. Je lui dis que j’ai pas mal marché l’après midi et que l’endroit qu’elle m’indique semble très loin sur la carte, mais qu’une petite demi heure de marche nous en sépare en réalité. Je l’imaginais botter mon argumentaire en touche mais je la vois à ma grande surprise comme soulagée que je ne veuille pas prendre de taxi et acquiesce pour la longue marche. Sa simplicité m’enchante. Cinq minutes plus tard on tentait d’atteindre le quai des bars à pieds et dix minutes après, ayant sous estimé la distance, on entrait dans le premier métro.
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L’ambiance était légère et à la rigolade. Voyager simplement, même si on galère un peu plus crée des liens. Deux stations, un changement et un arrêt plus tard nous étions au cœur de la ville, économisant ainsi une longue balade en tongs et de précieux dollars. Quand on sort de la bouche de métro, c’est le calme absolu, pas le moindre bar, pas la moindre personne, l’équivoque totale. Il y a 4 sorties, on a juste dû prendre celle qui débouchait sur la mauvaise rue. Alors où se trouve la bonne ? Un passant passe, costar et mallette sous le bras, sûrement un gars qui rentre du bureau à des heures tardives. Il n’a pas la moindre idée de l’endroit que je lui demande. Tasha de son côté demande à une fille qui attend au feu et elle nous indique une avenue au loin. On la remercie en regardant d’un air dubitatif. On est tout de même censé être descendu à deux pas des quais. Tasha sort le plan d’un sac à main que je n’avais pas encore aperçu. On analyse la carte. Savoir où aller est une chose, savoir où on est en est une autre. Finalement on opte pour une rue à l’angle du bâtiment. Parfois on a l’impression d’être perdu dans la jungle urbaine et 20 mètres plus loin au détour d’une rue tout s’éclaire. Eclairé comme le pont qui se dévoile devant nous, illuminé des lueurs de Clark quay.
Les bars sont encore un peu loin mais on les aperçoit de part et d’autres du fleuve. La ville devient de suite plus animée. On passe près d’une petite boutique ouverte 24/24 et on achète un peu d’eau et un paquet de biscuit pour grignoter un peu avant de descendre sur les berges illuminées. Cette balade sous et dans les rues de la ville nous permet de faire un peu connaissance et mystérieusement le sujet de la discussion devient l’amour !! Elle était déçue d’une histoire passée et pensait arrêter sa carrière bientôt pour fonder une famille. Mais elle doutait de trouver le père. Quand une jeune et jolie hôtesse de l’air de 26 ans doute à trouver l’amour, on trouve assez facilement les mots qui vont la rassurer. Je découvrais un peu aussi de la culture américaine au niveau de la notion de romantisme et d’engagement. Tout a un temps et une planification, c’est la société qui vous dicte ses normes. Dans deux ans elle se veut mariée et maman y pas d'autre solutions sinon c'est le drame. Aussi simple que 1 et 1 font 2. Moi je lui vante les bien faits du célibat à la française, aussi clair que 1 et 1 font 11. Alors en déambulant parmi les lumières, le flot des jeunes cadres friqués qui sortent en soirée et les bars achalandés sous un dôme en forme de palmier géant, on philosophe un peu. L’ambiance est reposante. Rien de fou et bouillant comme dans certains quartiers de Bangkok. Ici on croise de jeunes occidentaux expatriés sirotant un verre de vin entre amis de tous pays ou qui se boivent une bière (à 10 dollars) avant de finir dans l’une des boites qui sont autour de nous. C’est comme un grand centre commercial à ciel ouvert sauf qu’à défaut de boutiques ce sont des bars, des restaurants et des boites de nuit. C’est pratique mais sans âme. Les rues de Madrid me manqueraient presque. A droite un pub irlandais, en face un restaurant « Bollywood », à côté prêt du jet d’eau, un bar aux allures de clinique où les sièges sont des chaises roulantes et où des perfs pendouillent au dessus des tables. Peut être leur façon de servir les verres. Peu de gens s’attablent au « Clinic ». Il doit rendre mal à l’aise. Chaque bar son ambiance et de ci delà des noms comme le « Zouk » ou le « Fashion bar » annoncent les boites de nuits gardées par un malabar en costar.
On fait le tour tout en bavardant. Les bars sont assez chers et les boites, en tongs, on n’y rentre pas. C’est bien le coup de mettre une chemise sur mesure et d’avoir les pieds nus. Qu’importe, au moins dans les allées on profite de l’ambiance et on s’entend parler. On finit là où on avait commencé, sur le bord du fleuve qui scintille. On s’boirait bien une petite mousse sans y laisser nos économies. Comme aucun bar n’avait retenu notre attention, je lui dis que si elle m’attend 5 minutes, je cours à la boutique ouverte toute la nuit et j’y achète deux grandes bières. L’idée tout comme le pont est lumineuse et 10 dollars plus tard je reviens avec deux canettes d’un demi litre chacune qu’on sirote au bord de l’eau avec un paquet de biscuits. On continue de bavarder sur l’amour, du moins son futur grand amour. Cette soirée prendrait presque un côté romantique et je m’aperçois que l’air de rien, je la séduis un peu et qu’elle se dévoile de plus en plus ; Un français en chemise sur mesure qui parle d’amour avec une hôtesse de l’air américaine en peine, là on est dans le cliché et ça doit marcher un peu. On refait un tour pour trouver un endroit pour danser un peu.
On zappe les night clubs discriminateurs de tongs et on jette notre dévolu sur un bar dansant, le Mama's caribbean bar à la devanture cubo-brésilienne, l’intérieur presque vide mais à la bonne musique. Alors juste à deux, on enflamme la piste quelques minutes, quelques pas de danse sur la braise et puis s’en va.
On venait de prouver qu’on pouvait passer une bonne soirée, boire et danser, pour moins de 10 dollars soient 7 euros, dans les quartiers branchés de Singapour. Mais il se fait un peu tard, le moment de rentrer. On passe devant la file de taxi qui attend les fêtards qui rentrent chez eux, remontons le pont, pensant rentrer comme on est venu, puis on hèle un taxi pour rentrer plus vite sauf qu’on ne sait plus le nom de notre rue. Même en indiquant les directions, avec les sens uniques, tout en étant à deux pas, on peine à se rapprocher. On dit au chauffeur de nous arrêter là on est sûr de se repérer et on finit en marchant. Le dernier quart d’heure juste elle et moi dans le silence de la nuit. On traverse un petit parc sans un mot, le pas lent, savourant le souvenir d’une soirée délicieuse. Je la regarde, hésite, me lance et l’embrasse comme dans une photo de Doisneau. Une chance sur deux, mais elle prend la pause comme sur la photo. Le temps se fige, comme sur le cliché. On continue le chemin bras dessus bras dessous, l’air imbécile, mais imbéciles heureux. Elle me dit qu’elle part dans quelques heures à Kuala Lumpur et me demande si je veux y aller avec elle. Mais j’en reviens le matin même et demain je m’envole pour les Philippines, pourtant pendant une seconde j’ai presque réfléchi. On trouve enfin notre rue et notre blanc hostel orné des trois premières lettres de l’alphabet. On s’endormira dans la même chambre, ce dortoir de 6 où tout le monde est assoupi depuis des heures. En chuchotant, sans trop parler et sans trop se voir on se dit au revoir avant de finir à l’américaine, moi dans le lit en bas à droite et elle dans celui en haut à gauche. Quelques heures plus tard qui semblent quelques secondes, il est 6h, Tasha s’éveille. Entre deux sommeils et deux ombres je la distingue aller et venir puis prendre son sac et disparaître, sans bruits ni lumière. Quelques heures plus tard je me réveille, la chambre, mise à part un drap froissé, n’a plus aucune trace d’elle. Je m’assois sur le bord de mon lit et me frotte le visage, pas même de gueule de bois en vestige de la soirée. Je songe. Peut être avais je tout simplement rêvé !
Il est 10h, même si je dormirais bien plus, je suis à une heure du check out, la libération de la chambre. Je cours à la douche avant de fondre sur le petit déj’ offert, des tranches de pain de mie avec du café ou du thé en libre service. Je dévorerais bien, mais faut penser aux autres alors j’engloutis 4 tranches de pain à la confiture tout en savourant la chaleur de la petite terrasse et du thé. Quand je reviens dans la chambre, je vois ma nouvelle voisine, du moins celle que j’avais pas encore vue, une jeune asiatique assise en tailleur sur son lit, l’air ailleurs. Je commence à rassembler mes affaires quand elle m’adresse la parole, me demandant qui je suis, d’où je viens, paroles d’usage dans les auberges. Je lui retourne la question et quand je lui demande d’où elle vient, elle me montre la direction du haut avec le doigt. Je lui demande si elle vient de la couchette du haut, elle me dit non de la tête et me fait signe plus haut de son doigt. Du premier étage ? Elle me dit encore non tout en agitant son doigt, alors je tente l’improbable, je lui dis « from space ? » (de l’espace ?) et là elle me dit oui. Je confirme, et lui dis « tu viens de l’espace ! » et elle acquiesce de son air toujours aussi songeur. Je me demande si je dois me méfier d’elle, si elle est vraiment extra-terrestre, si elle est folle ou si elle est dans un délire bien à elle. C’est aussi ça le charme des auberges, on croise de tout dans sa chambre.
Je repars, sans oublier de bien fermer mon casier. Je fais le yoyo entre les postes internet pour vérifier mon vol, la salle de bain pour finir de me laver et quand je reviens dans la chambre, mon extraterrestre est en pleurs, son portable ou objet laser à la main. Une peine de cœur sans doute. L’amour à distance surtout si elle compte en années lumière n’a pas du tenir le coup. Je lui parlerais bien pour lui demander ce qui ne va pas, mais elle a l’air un peu bizarre, un peu irréelle, comme sortie d’un manga (dessin animé japonais). Je repars, la croise dans les couloirs, l’air absente, je vague à mes occupations puis reviens pour boucler mes affaires et les mettre dans le range bagages à l’entrée afin de libérer la chambre. Elle est enfouie sous ses couvertures. La détresse d’un cœur brisé, comme quoi même les aliens sont humains.
Il est 11 heures passées et il me reste quelques heures avant de partir pour l’aéroport. D’après mes calculs, il me faudra quitter cet hostel au plus tard à 14h30 et au mieux à 14h. Je check mes mails au cas où j’ai des nouvelles de mes catalanes dont je ne sais ni si elles sont resté en Malaisie ou si elles me cherchent à Singapour. Rien ! Alors je pars découvrir les tours, les business et les commerces de cette ville qui intrigue tant et qu’on surnommait déjà au temps de la route de la Soie, la ville marchande au confins de l’Orient.
Mais la vraie signification de Singapour vient du sanskrit et veut dire ville du lion. Si son nom vient des lions ou tigres qu’on pouvait y croiser il y a longtemps, là c’est le côté roi qui lui donne encore raison. Marcher dans Singapour c’est comme marcher dans un Versailles asiatique. En guise de galerie des glaces : les grandes vitrines commerciales, en guise de palais : ses tours aux architectures modernes et avant-gardistes, en guise de jardins : ses espaces parfois verts toujours propres et entretenus. Reste à trouver l’âme de cette ville. Je remonte le quartier indien sous un soleil de plomb et excité à l’idée de découvrir cette ville où je ne pensais jamais venir. Malgré le côté tout neuf de la ville, je passe à côté de bâtiments aux architecture anciennes et sans doute prestigieuses. Je passe vite fait dans des galeries marchandes qui n’ont rien à envier à nos galeries européennes, mise à part qu’on en croise partout sans toutefois être omniprésentes.
Je longe le fleuve et retrouve les berges de la veille, le quartier de Clark quays beaucoup plus tranquile à cette heure. Les restaurants ont installé leur terrasse et attendent leur clientèle.
Je ne parlerais pas de touriste ici, même s'il y en a, les expatriés suffisent à faire tourner l'économie du pays.
D'ailleurs je bifurque vers le célèbre Business district le quartier des affaires qui fait se sentir tout de suite dans un autre monde et où le short et les claquettes font un peu tâche.
Tout autour de moi c'est tailleur et costume et l'élégance est de mise. Vu leur salaire, le prestige de leur entreprise et le prix du textile ici, ils peuvent bien se permettre d'être tous les jours bien habillé. Drôle de vie que celle de vivre ici, entre la solitude d'une ville axée sur les affaires, la vie surfaite des expatriés toujours à montrer leur argent et tout le continent asiatique dix fois plus pauvre à portée de main, de bus ou d'avion. Bizarre aussi de voir des occidentaux qui ne sont pas touristes mais stressés de la vie laborale qui se déroule sous mes yeux.
Pauses clopes par ci, pauses cafés par là, ils ont peut être tout l'argent du monde mais moi au moins je suis en vacances et en profite. Je les laisse à leur bureau et prends une avenue au hasard.
Je remonte l’avenue jusqu’à arriver à une barre d’immeuble plus vraiment Hi-Tech.

D’après mon plan, je m’approche du quartier chinois. C’est là que je pense trouver un petit bout d’Asie. Tout en testant les modes couleurs de mon appareil photos, je m’aventure dans les rues où pendent lampions et lanternes rouges.
Tout est écrit en chinois et les seuls occidentaux que je croise sont les touristes de passage. Ce quartier chinois me fait penser à Malacca, car à quelques encablures de distances se trouvent un temple hindou et son folklore et une mosquée désertée à cette heure.
Par contre je ne me souviens pas d’un temple chinois. Le seul temple chinois que j’ai vu était celui de la consommation. Marchés et restaurants qui s’enchaînent sur quelques rues bien populaires.
Je m’arrête dans un restaurant chinois pour grappiller un bol de riz et quelques viandes en sauces pour 4 dollars avant de repartir voir le reste de la ville. Je repasse par le quartier des affaires et continue vers les quais où je vois au loin la construction de trois énormes tours avec à leur sommet et pour les relier, une espèce de terrasse géante en forme de paquebot avec des palmiers... Sans doute un futur hôtel très haut de gamme avec une piscine olympique sur le toit.
Je retourne sur mes pas, retrouve le quartier des affaires et ses tours en miroir, toutes les rues se ressemblent et peine un peu à m'orienter sur le chemin du retour.
Je prends du retard, j'accélère le pas, prends le métro car je m'aperçois que je suis encore très loin de l'hostel et que j'aimerai visiter le quartier indien avant de rentrer.
J'ai même le temps d'indiquer le chemin à une jeune touriste qui cherche sa route (Singapour n'aurait presque plus de secrets pour moi) avant de retrouver l'endroit où j'étais arrivé la veille, mon bon vieux quartier qui est juxtaposé au quartier indien que je pars visiter au pas de course. C'est un peu le quartier pauvre de Singapour, plusieurs petits bazars de brics et de bracs, des restos pas chers et populaires même les fameux hostels que je cherchais en vain la vielle, un peu plus vétustes mais à un prix preque plus élevé que là où je suis, sont ici. Pas le temps de m'attarder davantage, un avion m'attend et il me reste une bonne dizaine de minutes pour rentrer car toutes ces petites rues en diagonales m'ont bien plus éloigné que je ne le pensais.
De retour à l’auberge je pense à imprimer mon billet d’avion, je suis dans les temps, il est un peu moins de 14h, ma mission est terminée dans la limite du temps imparti, plus qu’à lever le camp, satisfait. Mon avion est à 16h, pour être sûr je veux arriver pour 15h. Pour une fois je vais me rendre à un aéroport en mode balade. En jetant un coup d’œil à mes mails où est archivé le mail de la compagnie aérienne, je vois affiché un message de Jen, la catalane, qui me dit qu’elles sont sur Singapour depuis hier, qu’elles ne m’ont pas vu dans le bus et qu’elles ont trouvé un hostel dans le quartier indien et que si ça me dit, on peut manger ensemble et se retrouver pour manger vers 14h !! C'est-à-dire là !! Le pire c’est que je viens de passer par ce quartier il ya un quart d’heure et même probablement à leur auberge.
Je sais que c’est la dernière fois de ma vie que je vais les voir, alors faisant un rapide calcul entre l’heure de l’avion, le temps qu’il me faut pour courir là bas, parler 5 minutes et revenir, j’envoie un mail pour leur dire de m’attendre et que j’arrive, espérant qu’elles n’aient pas encore quitté leur hostel et me préparant pour le sprint final. D’un rapide coup d’œil sur le plan je vois que si je pars sans mes affaires, j’arriverais plus vite mais que repasser ici pour reprendre mes bagages me fera perdre du temps. Alors je pars avec mes sacs, et comme lorsque je suis arrivé, file sous leurs poids dans les rues de la ville en courant tant bien que mal. La tranquille balade à l’aéroport vient de se transformer en course poursuite pour ne pas changer. Le pire c’est que ce chemin je viens de le faire en sens inverse d’une démarche toute relax. Arrivé au point de rendez vous, mis à part l’ombre des bâtiments, toujours pas l’ombre d’une ibérique. Une fois de plus on s’est loupé et là si je ne pars pas de suite à l’aéroport, c’est l’avion que je risque de louper. Avec 20 dollars restant en poche j’aurais pu passer une autre journée ici et profiter de la soirée en leur compagnie, surtout qu’elle m’a bien plus cette ville et que j’aurais aimé encore l’explorer un peu plus. Je me promets qu’à mon retour des philippines, si je repasse par ici, de rester au moins 48h et d’y prendre le temps de vivre et même d’aller voir ce fameux zoo-safari si connu dans le monde.
J’accélère le pas. Mon but arriver dans les 10 prochaines minutes à la station Lavender (où je devrais déjà être) et filer à l’aéroport. La réceptionniste de l’hostel m’a dit qu’il fallait une demi heure pour s’y rendre.
Je devrais arriver avec 15 minutes d’avance avant la fermeture de l’enregistrement. Enfin si tout va bien.