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Date de création : 18.07.2010
Dernière mise à jour : 12.07.2011
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Le delta du Mékong

Publié le 27/01/2010 à 13:28 par ulysserepart

 

Dernier jour sur Ho Chi Minh ville. Je m'apprête à prendre un bus pour le delta du Mékong et ses rizières. Le grenier à riz du Vietnam avec plus de 4 moissons par an alors que dans le nord aux abords du fleuve rouge ils n'en font qu'une. Avant de partir je retourne manger à ce délicieux restaurant végétarien pour une bouchée de pain, puis je tente de trouver le bus qui part pour Can Tho un peu plus au Sud non sans croiser des jeunes écolières qui ressemblent dans leur costume à de toute jeunes infirmières.

 

 

Je demande aux gens dans la rue, on me dit de prendre le bus numéro 1. Je le trouve, je paye et je m'assois paré pour quatre heures de voyage. 50 cents pour ce vieux bus de ville. Le trajet le plus économique du monde. Le bus traverse les districts moins touristiques de la ville, jusqu'au 5èmeoù on me dépose vingt minutes plus tard au milieu de rien. Je demande au chauffeur ce qu'il en est et il me dit que la station de bus pour Can Tho est de l'autre côté de la rue. Ce n'était qu'une navette et je dois me rendre au terminal de bus. A peine descendu du bus qu'une femme et un homme me demande si je vais sur Can Tho. Je réponds oui et me disent de monter sur leur mobylette jusqu'à je ne sais où pour prendre un bus. Je leur dis que c'est bon, je vais juste traverser la rue et prendre le bus normal. Mais ils insistent et me disent de les suivre que j'aurais un meilleur prix avec eux. Je me dis qu'ils veulent surtout me faire leur prix et profiter de mes dongs de touristes. Seul avec tous mes sacs je me sens pas en position de force pour quoique ce soit. Je les remercie mais leur dis de me laisser prendre le bus normal quitte à payer un peu plus (ce dont je doute forte). Mais ils continuent à me dire de monter derrière la motorbike et de les suivre. Pourquoi moi !! Ils peuvent pas me laisser prendre le bus comme tout le monde. En même temps je suis le seul à être descendu à cet endroit. Ils me proposent de m'emmener jusqu'à la station service à 100m d'ici. Malgré moi, je décide de leur faire confiance et je monte à l'arrière, me demandant quel est leur business. Là un van attend, avec des gens dedans et il reste une place. Ma place !! Le van va à Can Tho pour un peu plus cher mais plus vite et climatisé. Je dis que j'ai le temps pas besoin de tout ce confort. Mais comme partout, il suffit de parler pour engager la négociation sans le vouloir. Alors on parle de prix, je le descends, il le remonte, je le redescends, finalement comme il attend de se remplir avant de partir, on s'accorde sur le prix et je me laisser aller pendant deux heures et demi avec l'air climatisé jusqu'au cœur du delta.

Le paysage change peu à peu, on a l'impression de changer de pays, tout devient plus plat, plus campagne et la température plus agréable. Il se dégage de ces paysages un calme et une douceur de vivre que l'on devine au fil de l'eau. On arrive sur Cantho. Il faut passer un pont pour passer le fleuve et arriver sur la petite ville. Le chauffeur me dit qu'il y a un péage a payer et qu'il faut que j'ajoute quelque milliers de dongs (un  euro tout au plus). Je réponds qu'on a convenu du prix jusqu'à Cantho pas jusqu'au pont. Il me sourit et ne me demandera plus le prix. Il me demande où je dois me faire déposer, je réponds que j'en sais rien. Je regarde vite fait la carte de mon guide et lui indique une rue qui semble centrale et où je devrais trouver où dormir. Alors que je viens de refuser de lui payer le péage, il me dépose tout de même dans la rue que je lui indique. Je ne sais si j'ai bien fait de refuser de payer en plus ou si c'était une ruse de sa part pour se faire un peu plus d'argent de poche, mais il a l'air honnête et je m'en veux d'être sur le quivive sur les prix de peur d'être arnaqué comme le premier touriste venu. N'oublions pas, ne jamais chipoter pour 50centimes mais ne pas payer aveuglément comme un crétin.

Me voilà déposé à Cantho et après avoir tourné un peu dans les rues et ruelles, je trouve où dormir dans un hôtel aux allures d'immeuble tenu par une mère et sa fille. J'aime l'atmosphère qui se dégage de cette région, tout est plus tranquille, l'air plus doux. Du haut de mon étage je peux voir les gens qui vont et viennent manger à la petite cariole en bas de ma rue.

 

 

Le jour touche à sa fin, alors je me promène sur la jetée pour voir un peu l'animation de la ville, son marché. Un restaurant touristique affiche une carte alléchante où ne vont que les touristes. Pas cher dans l'absolu trop cher dans ma relativité. J'achète juste une chemisette dragon en lin et de style chinois qui me revient à 3 euros. Je me dirige vers le marché où on me propose de goûter quelques fruits et gâteaux inconnus et j'achète un paquet pour les remercier. Je pars ensuite à la recherche de ce restaurant végétarien que l'on m'avait recommandé la veille. Et je le trouve et j'y mange et m'y régale pour pas grand chose. Le tofu remplace le poulet, les légumes sont un peu plus goûtus et il y a du monde. C'est une bonne adresse. La nuit est tombée et je retourne sur la place du marché profiter de l'air frais des affluents du Mékongs qui coulent juste à côté. Il paraît que si on se lève suffisamment tôt on peu voir les marchés flottants sur la rivière. Mais je ne les verrais pas, je ne me lèverais pas suffisamment tôt et de plus je ne reste pas. Il ne me reste que quelques jours avant que mon visa expire, alors dès le lendemain matin je me rends à la gare routière que l'on m'indique, non sans prendre mon brunch au restaurant végétarien, plein à cette heure mais on me fait manger dans leur salon attenant avec tous mes bagages un peu encombrant et on me sert même du rab. Privilège sans doute d'être venu la veille et d'avoir accepté de ne pas manger dans le restaurant bondés. Vraiment sympathique petite ville.

Arrivé à la gare routière, j'ai une bonne heure d'attente avant mon dernier bus vietnamien pour la commune de Chau Doc. Tandis que j'attends, un être humain que je mets du temps avant de savoir si il est homme ou femme, me fait des clins d'œil. Il/elle travaille ici et plaisante à mon sujet avec la fille du guichet qui vient de me vendre mon ticket. Pas besoin de comprendre le vietnamien pour comprendre ce qu'il dit. Suffit de regarder ses yeux enjôleurs pour savoir que je lui plais.

 

 

La voix est féminine, le corps masculin, le visage androgyne. Un peu de poils aux jambe, peu de hanche et de poitrine, même si il est un légèrement enveloppé, me font dire que c'est un homme, mais qui a tout d'une femme et bien plus. Manière très efféminées, clin d'œil, voix très lascive sauf quand il répond à un truc qui l'agace et que la voix redevient en une seconde masculine et grave. Il est marrant et pendant une heure on a le temps faire un peu connaissance. La vendeuse de ticket et son ami s'esclaffent de rire à chaque fois qu'il revient à la charge avec sa petite voix douce. Moi qui pensait m'ennuyer pendant une heure, le temps passe très vite. Mon bus est annoncé. L'heure de partir et il est occupé à encaisser l'argent des usagers qui vont aux toilettes. Je vais lui dire au revoir, il insiste pour qu'on se fasse la bise. Je le vois venir et à peine j'approche ma joue, qu'il tourne la tête me vole un rapide bisou avant de rigoler. Technique purement masculine, il aura garder cela de son chromosome Y. Sacré, XXX il fait au moins les beaux jours de ce terminal de bus avec sa bonne humeur et ses allures de grande dame pipi.

 


Le bus part pour deux heures de trajet traversant les paysages de ce delta et s'approchant peu à peu d'un autre grand pays, le Cambodge.

On arrive à Chau Doc et on s'arrête au terminal qui pour le coups est au milieu de nulle part, pas même en ville. En pleine campagne. Mais la ville est toute proche. Je prends mes clics et mes clacs et commencent à partir à pieds en refusant toutes les offres des motorbikers qui tels des vautours tournent autour du bus pour nous emmener en ville. Ils demandent 50 000 dongs, 2 euros, pour y aller. Le prix d'un repas  ! Même un gars en vélo me propose de me remorquer sur sa carriole. Je dis que je vais marcher un peu. L'un me dit que c'est trop loin, comme 4km de marche. Je dis que c'est bon, je vais marcher une demi heure. A ces yeux je vois que je dis n'importe quoi. Je négocie son prix de moitié pour monter sur son engin et nous voilà roulant vers la ville; Petit détour pour retrouver la bonne route et on arrive au bout de quelques kilomètres.

Mon chauffeur de motorbike m'arrête dans un premier hostal, complet !! Un deuxième trop cher. Il me dit qu'il connaît un où je devrais trouver mon compte. Il est sympa, il m'attend à chaque fois pour être sûr que je trouve. Je trouve une chambre pour 7 dollars. Confort sans plus, mais je vois des voyageurs qui me disent qu'ils y sont depuis 2 jours et que c'est le mieux de la ville pour le prix. Un gars sur le trottoir, me dit qu'il connaît un endroit moins cher dans une rue pas loin. Je décide d'y aller, mais mon chauffeur de motorbike me fait un discret non de la tête. Que veut il dire, que le gars n'est pas fiable, que l'endroit qu'il va me montrer l'est encore moins ?? Alors en désespoir de cause, je prend la chambre qui finalement n'est pas si mal. Parmi les voyageurs que je croise, un irlandais qui voyage en vélo, un américain que j'avais croisé à la station de bus et qui me demandait le chemin de la ville, lui même en vélo. Ils me font presque rêver avec leur deux roues, prenant le temps de traverser cette région agréable en vélo. Ils me disent qu'ils roulent 6h par jour et l'irlandais me dit qu'il en est à son deuxième voyage. Le premier il a roulé pendant un an avec son vélo à travers le monde et là il se reprend un an. Whoah !! Le voyage à vélo, la vraie aventure…

Un peu plus tard, je croiserais un français, la quarantaine, l'air vieux marin, qui justement vient du Cambodge et se rend à Ho Chi Minh où il a trouvé un bateau qui devrait l'emmener sur les Philippines. Je lui demande comment il a trouvé et si il s'y connaît un peu en bateau, il me dit qu'il a répondu à une annonce, qu'il a déjà skippé des voiliers et que pour 100 dollars de sa poche pour la nourriture et le trajet, entre navigation et aide à bord, il devrait débarquer sur Manille dans les prochains jours. Un vieux voyageur qui ne semble jamais trouver de port et qui jamais ne s'arrête. Le voyage en bateau, l'autre vraie aventure… Je laisse ce pirate a sa douche, si je le revois je le questionnerais sur le Cambodge dont il revient.

Je descends à l'accueil, le gars qui me proposait de m'emmener à un autre hostel, me propose de me faire découvrir le coin. Il est jeune et sympa, qui plus est, je verrais que l'hostel qu'il voulait me montrer fait partie de la liste de mon guide. Quand il me propose de me faire découvrir le coin, je me dis pourquoi pas ! Il me dit que l'une des choses à voir ici, est le coucher de soleil sur une montagne qui surplombe la région et qui fait face au Cambodge. Il me dit que c'est le bon moment pour assister à ce spectacle. Etre au Vietnam et voir le soleil se coucher sur le Cambodge. Je lui dis qu'avant je dois faire des photocopies de papiers et poster le tout à mon assurance en France. Les papiers de l'hôpital. Il me dit qu'il m'emmène à la photocopieuse et à la poste et ensuite on part sur la montagne. Vendu. Une heure après, après une rude montée, je me retrouve dans un hâvre de paix, entouré de rizières où l'on voit des chemins fuyants vers des endroits merveilleux d'après mon guide, qui me propose de m'y emmener demain si le cœur m'en dit.

 

 

Des endroits où se cachent des oiseaux magnifiques, des rivières, des endroits de toutes beauté bien plus beau que celui ci. Bien plus beau que celui ci ! Mais ici c'est déjà magnifique. Je m'installe avec un thé sur une petite terrasse où sont installés quelques petites tables et hamacs.

 

En face, au milieu des rizières, on me montre du doigt un endroit et j'imagine la frontière avec l'empire khmer. Même paysage, même couleur, même peuple, mais deux pays complètement différents.

 

 

Le ciel change de couleur a une vitesse vertigineuse, le soleil nous montre tous ses dégradés de rouge et entre deux chaudes gorgées de thé vert, je regarde du bout des terres vietnamiennes, le soleil se coucher sur le Cambodge, futur pays d'aventures.

Commentaires (1)

papa+et+maman le 19/12/2010
Les affaires sont les affaires et le commerce bat son plein avec ces personnes débrouilardes,elles doivent créer un petit réseau pour leur buseness à moins que cela soit une façon de rabattre le client vers un concurrent des bus.Le touriste qu’il soit riche ou voyageur avec un sac à dos est le bon client pour leur trésorerie.


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