amis amour anime anniversaire annonce argent art bande bébé belle bleu
Rubriques
>> Toutes les rubriques <<
· Vietnam (28)
· Cambodge (18)
· Thaïlande (9)
· Malaisie (15)
· Singapour (4)
· Philippines (0)
· Singapour (0)
je m'appelle jennifer leroi veuve française âgé de 66ans. n'ayant aucun héritier, depuis la mort de mon époux,
Par jenniferleroi, le 16.02.2018
je sais pas qui tu es pour juger un voyage où tu étais pas, mais cette histoire n'est pas une découverte de la
Par moi même, le 14.08.2017
tu es insupportables à lire ; il manque beaucoup de ponctuation ...de plus tu es comme beaucoup de jeunots qui
Par Cave Jacky, le 05.08.2017
t'as l'air de mieux t'y connaitre que moi en costard. tu peux faire ce que tu veux, broder des trucs, avoir de
Par ulysserepart, le 05.09.2012
euh excuse mois , tu dis faux , mais ou crois tu que les ''grandes marques '' se procure leur costard a 600 €
Par Akli, le 05.09.2012
· La petite tailleuse de Hoi An
· Saïgon : Ho Chi Minh Ville
· Les nuits de Phnom Penh
· Diên Biên Phu
· Dien Bien Phu : La bataille (pour les nuls)
· Bao Lac, bermudes des montagnes
· Koh Phi Phi
· La Baie D'Along
· 24h à Singapour
· Retour à Sihanoukville
· Ulysse revient (texte pour prochain blog 21-12-2010)
· Mondolkiri
· Nouvelle spéciale : la route de Sin Hô
· Mais où est donc Ornicar ?(texte pour futur blog 11-12-2010)
· Beautiful Hoi An
Date de création : 18.07.2010
Dernière mise à jour :
12.07.2011
87 articles
On retourne à l'hostel entre chien et loup. Il me propose de m'emmener manger à l'un des restaurant de rue où je suis sûr de trouver le meilleur plat au meilleur prix. J'en profiterai pour lui payer le repas pour le remercier de ses services. Longue route pour revenir, on double deux filles à l'arrière de motorbikes qui étaient elles aussi en haut de la montagne. Elle était bien belle cette montagne. Entre deux mondes, elle a du en voir des choses se passer. L'invasion du Cambodge par le Vietnam pour chasser les khmers rouges, l'entrée des troupes américaines qui étendirent leur guerre au pays voisins… là c'est juste un soleil couchant qui passait.
On arrive au centre ville, on mange une assiette de poulet et de riz avec des légumes puis on convient lui et moi de se retrouver demain pour visiter avec sa motorbike un peu de la région.
Le lendemain je me retrouve à l'arrière de sa bécane pour parcourir les chemins le longs des rizières. Il me dit qu'on lui a offert sa moto. Un jour un touriste suisse a voulu visiter la région pendant 15j, alors au lieu de le payer en liquide, il lui a acheter la moto et en retour lui a demander d'être son guide. Le prix d'une motorbike doit être de 350 euros. Les deux y ont gagné. Depuis il peut sillonner la région et faire guide à ses heures. Le matin même j'avais demander au réceptionniste de l'hostal de me réserver une place pour le bateau du lendemain qui remonte les bras du mékong jusqu'au Cambodge. Ce fut chose faite et j'ai donc une dernière journée à profiter de ce pays en compagnie de XXXX (le nom de mon guide).
Je lui fais confiance pour le trajet, et on traverse petit village, on passe prêt d'un endroit où on négocie le poisson que l'on vient de pêcher dans les rivières. La pêche de ses poissons est un gros commerce ici. Un moment il me propose de conduire sa motorbike. Eh ! ça me fera des souvenirs, alors je prends les commandes et j'avais oublié comment c'est fatiguant pour l'avant bras de piloter ces engins, surtout quand on est deux dessus. Il me donne quelques conseils de conduite mais vois que je les connais déjà, comme klaxonner dès qu'on dépasse quelqu'un. Donc dans un concert de klaxon je roule une petite demi heure dans ces paysages de rizières et de champs avant de lui rendre les manettes.

Il m'emmène à Ba Chuc, un petit village tristement célèbre où les khmers sont venus assassiner tout un village. 3000 personnes périrent. On voit un mémorial où sont exposés les crânes des villageois.
Seules deux femmes sur tout le village ont survécu. Deux fillettes à l'époque laissés pour mortes aux milieux des cadavres. Je vois deux photos d'elles, on n'imagine pas à leur regard paisible l'horreur quelles ont vécu. On visite un petit temple où un moine me montre des endroits où les khmers rouges exécutèrent des villageois.
Ses parents ont du faire partie des victimes alors qu'il étudiait ailleurs. Je suis pas encore arrivé dans leur pays que déjà l'épouvantable histoire des khmers rouges croise mon chemin. Cette fois ce ne sont pas juste des histoires, les crânes devant moi en sont la réalité. Je lis les papiers mis sur la vitrine. Les crânes sont classés par âge et par sexe. Ici les bébés, là les filles entre 7 et 10 ans, là les garçon entre 12 et 15 ans, là les adultes. Je suis face à eux, leur visage effacé dont on peut voir pour certains les anciennes photos sur les murs d'un petit musée. Juste deux grandes orbites vides et quelques dents sur ces squelettes en vitrine pour ne pas oublier. C'était il y a à 30 ans, à peine une génération de cela.
Mais que s'est il passé pour en arriver là ? Surtout ici dans ce village au milieu de rien !
On continue notre route, direction un fort dans la montagne où se cachait l'armée vietnamienne. Alors on roule un bon moment dans ce décor merveilleux.
Puis soudait on arrive et il me montre dans une montagne, les rochers où se trouvent des caves qui servaient de QG à l'armée. Il me dit qu'il m'attend et que j'ai qu'à faire un tour. J'avance dans ce petit parc ou deux familles côte à côte vendent les mêmes fruits. Concurrence directe et un peu maladroite. Si on achète à l'une on n'achètera jamais à l'autre deux mètres plus loin. J'achète un petit sachet à la première en m'excusant à la deuxième. Et oui qui choisir quand elles sont les unes à côté des autres !!
Je me dirige ensuite vers les rochers et les grimpe.
Je suis les flèches blanches sans savoir ce qu'elles indiquent. Je grimpe une bonne dizaine de minutes avant de voir en bas un jeune garçon du parc qui prend le même chemin pour me suivre. Je saute de rocher en rocher me demandant si je vais pas faire demi tour car je ne vois aucune cave. Le jeune garçon me dépasse et passe devant. Je le suis, peut être connaît il les endroits où les trouver. On quitte les rochers et on passe à la partie terreuse et forestière. Où m'emmène t'il. Je le suis, on escalade des côtes abruptes pour arriver à un gros rocher qu'il faut lui aussi escalader tant bien que mal en s'aidant d'un arbre pour arriver au sommet et surplomber la vallée. Je me demande comment on redescendra tout ça, mais en attendant je contemple le paysage et la vue à 360 degrés.

On tente de se parler, mais il parle pas un mot d'anglais. Il a les traits cambodgiens et je suis sûr qu'il me parle en khmer. Je ne connaitrais que son prénom et deux trois choses de plus que l'anglais basique permet de savoir. On reste quelques minutes, il m'a apporté une bouteille d'eau, sans doute se disait il que j'en aurais pas assez pour grimper tout ça. De temps en temps on entend la détonnation d'un fusil. Il sursaute comme si on lui tirait dessus. Avec tout ce que j'ai vu aujourd'hui j'imagine même qu'il sursaute car il a été traumatisé, mais il est trop jeune pour cela.
On redescend mais pas par le même chemin. On continue de traverser la forêt. Parfois il veut sauter au dessus d'un fossé assez haut pour trouver le chemin mais je lui dis que je le suis pas. Le saut dans un sens est assez ardu, mais dans l'autre sens c'est quasi impossible, surtout qu'il est pas sûr que le chemin continue ensuite. Alors on coupe à travers une bananeraie aux pentes assez raides pas moments, on se perd un peu, on demande notre chemin à un paysan qui nous indique le bon versant à prendre et au bout d'une bonne heure de marche en tongue dans ce terrain hasardeux, on est tout en bas de la montagne mais à l'opposé de là où on est monté et il faut une autre bonne demi heure de marche pour rejoindre l'entrée du parc.

Mon guide doit se demander ce que je fais depuis tout ce temps. Quand je le retrouve il est sur un hamac à attendre. Je lui raconte ce que j'ai fait, et que j'ai pas vu l'ombre d'une cave. Il me dit qu'elles sont à l'entrée des rochers. Le jeune khmer qui m'accompagne me dit qu'il va me montrer. Sauf qu'il a pas du comprendre ce que je cherchais. On retourne dans le parc et me montre des autruches, des crocodiles dans un bassin, on va même tirer au fusil de guerre sur une cible pour 5000 dongs. Je lui propose de lui payer son tir, il ne veut pas. Il se met derrière moi et se bouche les oreilles. Je tire !
Le recul fait percuter la crosse sur mon épaule quant à mes oreilles, elles sifflent. J'ai tout de même entendu le petit cri au moment où le coup est parti de mon compagnon. Il a peur des coups de feu. Ce que je comprends. Un tir fut assez impressionnant. Alors l'impression d'être au milieu du champs de bataille et d'être la cible doit être effroyable.
Les oreilles toujours sifflantes on retourne vers la sortie, il rentre chez lui, je le remercie, je lui tends un billet pour le remercier de tout ça et il refuse. Peut être travaille t'il ici, peut être l'a t'il juste fait en ami. Je ne sais pas. Je retrouve mon guide qui me demande si j'ai vu les caves. Je réponds par la négatif. Alors il m'y accompagne. On retourne vers les rochers, on tourne vers de petits escalier, ceux que j'avais loupé, et on descend dans l'obscurité. Tout d'un coup une ombre, un homme armé. Le cœur qui bondit, mais ce n'est qu'un mannequin pour décorer et que l'on distingue à peine dans la pénombre. On arrive dans une salle où d'autres mannequins sont en demi cercle devant un qui montre sur un tableau le déroulement des opérations. On s'y croirait presque.J'ai même presque l'impression qu'ils vont se retourner et me capturer.
Il y a plusieurs caves, mais il se fait tard et il me propose de reprendre la route.
Le soleil décline un peu. Il est 16h et on roule sur ces routes de soleil pour le chemin du retour. On double motorbikes avec femme et enfants et autres objets bizarres.
On tourne sur une route où on s'arrête au bout de quelques centaines de mètres. Il me dit que si je ne m'étais pas perdu dans les rochers et avec plus de temps on serait aller au bout de cette route pour voir son endroit magnifique avec les oiseaux et tout. Je suis presque déçu de ne pas pouvoir y aller, mais le soir est en train de tomber. Derrière nous sur l'autre rive, deux hommes discutent. Deux hommes dans les silhouettes se découpent sur ce paysage magnifique. On se sent bien ici. Tout semble immobile. Et au milieu coulent des rivières.

Alors on fait demi tour, laissant les oiseaux et les endroits de paradis pour une autre fois ou pour jamais et on retourne sur Chau doc. La nuit tombe, mais je pourrais dire que le delta du Mékong je l'ai vu. Il reste des dizaines d'endroit à voir et même une île, mais demain je dois quitter le pays sur mon bateau pour rejoindre une autre histoire, une autre peuple, une autre culture, une autre aventure et d'autres paysages. Demain je pars au Cambodge.
Tout est bon pour faire affaire il faut savoir négocier ses services en échange d’une motorbike,avec lui tu as pu repiloter une motorbike ,ça devait faire un peu drôle.
Pour l’histoire de ce peuple qui a souffert une guerre et un génocide se retrouver devant ces preuves il est facile de s’imaginer les scènes et ce qui se passait à l’époque,c’est triste !Malheureusement le monde est ainsi fait et il y en eu d’autres et y en aura encore.Après une telle visite on doit être tout retourné.
Pour ceux qui ont vécue la guerre et la jeune génération ne l’a pas vécue ,le souvenir est là, avec les récits faits par ceux qui ont survécus.
Ecrire un commentaire