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Date de création : 18.07.2010
Dernière mise à jour : 12.07.2011
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Retour à Sihanoukville

Publié le 07/02/2010 à 10:27 par ulysserepart

 

Le voyage dura 4h et comme souvent avec les voyages en bus, on s'arrête au bout de 2h sur le bas de la route à un petit restaurant qu'on qualifierait de routier en France et de bouiboui en Asie pour manger un peu, acheter des chips ou faire la sacro sainte pause pipi.

Pour ma part j'attends que le bus reparte. A l'aller j'avais acheté quelques fruits mais la vendeuse m'avait mal rendue la monnaie et j'avais payé le double du prix et n'avait pas voulu en démordre, alors ce matin là je n'achète rien.

Je me rapproche du bus où cette voyageuse flamande attend aussi, me regarde et m'adresse ses premiers mots pour me demander quel est notre bus. Je lui indique le bleu. Elle sourit de ne pas même savoir de quel bus elle vient. Je lui dis que j'aurais du lui indiquer le orange, comme ça elle serait reparti pour Kohkong ou peut être Phnom Penh.

Le voyage reprend son cours et on s'approche de Siahnoukville. Au fur et à mesure qu'on approche de la ville le bus se vide et Veerle change de siège pour s'avancer au premier rang où je suis pour demander au chauffeur où descendre. J'en profite pour lui dire que je connais le coin et si ça lui dit de descendre avec moi et qu'ensuite on partage une moto taxi pour aller vers la plage où y a les auberges. Elle acquiesce. On laisse passer l'arrêt ou plein de motorbikes nous attendent car la première fois je ne m'étais pas arrêté là mais à une station service. L'arrêt suivant le chauffeur nous dit que c'est le terminus et c'est encore moins l'endroit que j'imaginais et y a pas une motorbike pour nous faire le taxi… pour un mec qui connais la ville, je fais le contraire de mes preuves. Je lui dis que tout est sous contrôle. Quelques secondes plus tard, une moto s'arrête avec sa carriole en forme de carrosse derrière lui. La célèbre moto-taxi. On monte et je lui indique mon ancien hostel. Je dis à Veerle que c'est une bonne adresse au moins pour sa première nuit. Elle a des amis à voir et qui logent sur une autre plage mais elle n'a pas l'adresse alors pour ce premier soir elle me fait confiance et on retourne au GST. On discute un peu et le courant passe plutôt bien. Facile comme si on avait voyagé ensemble depuis des jours et des jours. Arrivés sur place, je demande au gérant si y a des chambres. Il me regarde avec un sourire en coin, me voyant revenir accompagné et me dit qu'il y a des chambres doubles avec lits séparés ou lit matrimonial. Je lui retourne son sourire et lui dis qu'on veut pas deux lits séparés mais deux chambres séparées. Il me regarde avec un imperceptible air qui dit "Mais pourquoi !!" et je hausse les épaules comme pour lui dire "ouais je sais".

Si elle a la chambre 10 j'ai la 11. On est voisin. Une fois arrivés devant nos portes, on se dit à plus tard et un claquement de verrou plus tard, on retrouvait nos voyage respectifs, en solitaire dans une chambre vide. Le temps de prendre une douche et de me changer, je sors pour faire un tour sur la plage, sinon manger un plat de riz au légumes, boire un coup ou juste prendre l'air. En sortant et en passant près des tables du restaurant attenant aux chambres, je vois Veerle assise à l'une d'elle, celle où je m'asseyais d'habitude, à la table du fond. On se salue et me demande si je compte manger. J'avais l'intention d'esquiver pour la laisser tranquille mais elle me dit que si je veux je peux m'asseoir avec elle. On se boit un coup ensemble et je lui parle de ces fantastiques barbecues de poissons qui sont de l'autre côté de la rue. Elle est partante. J'aime beaucoup sa façon de sourire et la facilité avec laquelle je discute avec elle. L'anglais semble presque naturel. Ni elle ni moi ne le sommes mais les mots viennent comme si on parlait notre propre langue.

Quelques instants plus tard on s'installait à la même table que je prenais d'habitude dans ce petit restaurant au bord de la route à commander un steak de poisson au barbecue avec pommes de terre et salade et sauce à tomber par terre. Veerle suit le guide et commande le même plat qui l'enchante. Je remonte dans son estime du guide de Sihanoukville, ville qui m'était complètement inconnue il y a 5 jours.

On poursuit la discussion et plus on discute et plus cette fille me plait. A la confiance qu'elle me fait, j'ai l'impression que c'est réciproque et ça l'est. Pourtant j'ai un léger doute, un pressentiment qui se confirme quand au détour d'une discussion un peu plus légère et sentimentale elle me demande si j'ai déjà embrassé un garçon, question qui confirme mon pressentiment et quand je lui retourne sa question, j'apprends que pour elle ses baisers vont aux  filles qui sont plutôt son rayon. C'est donc pour cela que je sentait cette séduction dépourvue d'intérêt, cette relation proche, sans être complexe car tout était clair depuis le début. Je fais juste comme si c'était le plus normal du monde et que je tombais pas des nues et on poursuit sur ce sujet comme on l'avait commencé. Pourtant elle avait beau être du même bord que moi elle n'en demeurait pas moins femme et qu'il y avait forcément une faille, du moins voulais je le croire. On se plaisait trop bien pour que cette complicité soit veine. Malgré l'obstacle qu'elle venait de mettre sur la table sans en être obligée, marquant bien les frontières, truc que les filles aiment faire, j'avais bon espoir qu'un jour un des ses baisers me serait destiné, qu'elle aime les filles ou pas. Plan sur la comète, je savais même pas si demain je la reverrais !!

Les choses étant bien claires, il n'y avait donc plus d'attentes ni d'illusions. Tout devenait encore plus simple et elle était donc devenu mon pote féminin et comme on était lundi, je l'emmène au Monkey Republic, là où ils offrent la bière gratuite. On se boit un coup et en repartant, mon regard accroche le visage d'une fille au bar. Son visage m'est familier, mais peut être est ce juste car c'est une jolie fille qui commande une bière au bar. Quelques secondes plus tard, en sortant, je distingue une autre fille qui m'est complètement familière…. Des flashs illuminent mon cerveau et me replonge en arrière dans une nuit pluvieuse dans la vieille ville de Hué au Vietnam, alors que j'écrivais et qu'une jeune anglaise de la table d'à côté se retourna et me parlait un long moment se prenant d'affection pour moi car elle adorait entendre parler français et adorait parler espagnol tandis qu'une irlandaise chantait plus tard une chanson de blues. C'était l'irlandaise qui était en face de moi ce qui veut dire que ce visage qui commandait une bière au bar… bon sang mais c'est bien sûr… Robyn !!

Je touche le bras de Veerle comme pour lui dire de m'attendre et je retraverse le bar et pose ma main sur une autre épaule, dont le visage se retourne, me dévisage et se fend d'un grand sourire. Un grand "Hola" m'accueille et comme si cette soirée d'Hué avait été toute une vie. Elle me prend dans ses bras, heureuse de me revoir. On se rappelle nos prénoms pour le coup, on se demande ce qu'on fait là. Veerle me rejoint et je la présente. Robyn est une jolie blonde plein d'enthousiasme. A ce moment là je sais pas qui de moi ou d'elle est le plus séduit par ce joyeux tourbillon londonien. Treasa l'irlandaise nous rejoint et je vois l'étonnement sur son visage de nous recroiser dans un autre pays. Après quelques banalités d'usage et se disant qu'on se recroisera au bar de la plage sans doute, je sors le sourire aux lèvres de cette jolie coïncidence et pars avec Veerle jusqu'à la plage pour lui montrer le fameux bar dansant où la plupart finiront par virevolter entrainer par la musique, l'alcool à la main et les pieds dans l'eau. Le bar n'est pas encore vraiment rempli, ce qui nous permet de nous entendre, la musique est encore douce et basse dans les décibels. Un gars joue avec des bâtons enflammés et fait son show sur la plage, comme tous les soirs.

 

 

On se prend un truc à boire et on s'installe sur une table sur le sable aux abords de la piste et du bar. Le bar se remplit peu à peu. Alors on fait quoi, on regardait les filles qui dansaient et on se demande qu'elle est la fille qu'on préfère. C'était marrant. J'en trouvais aucune, malgré les blondes scandinaves assises au bar, mais non, aucun charme. Je lui désigne une fille qui sert au bar, cheveux court, un charme certain et ambigu, certainement pas intéressé non plus par les hommes. Ce que me confirme Veerle. En vrai la fille que je préfère était assise à côté de moi, mais impossible de le lui dire. Veerle me montre une fille, petite brune, les cheveux d'un côté long et de l'autre court et qui semble sortir d'un voyage aux Indes. Une croisée hippie vagabonde ! Je la regarde surpris de ses goûts. Elle est dans un autre monde. La fatigue se fait sentir, on reste histoire de pas rentrer mais on est pas trop dans le move. On regarde les gens danser. Lors d'un tour aux toilettes, je croise cette jeune fille à la coiffure asymétrique. Simple, habillée à la garçonne avec juste un tshirt blanc et une salopette, mais tout de même féminine. L'air de vivre sans issue et libre à la fois. Le genre de fille qu'on verrait bien jongler à un feu rouge ou vivre dans une toile de tente dans un parc en ville avec un gros chien qu'elle aimerait plus que les hommes et peut être moins que les femmes.  Je la regarde comme pour comprendre pourquoi Veerle est si attirée par elle. Elle me regarde et doit se demander ce qui lui vaut un tel interêt de ma part. Je lui souris comme pour lui dire "non c'est pas pour moi c'est pour ma copine" et suis à deux doigts de lui toucher deux mots mais pour raconter quoi… que ma copine adorerait rentrer ce soir avec elle. Il y a 1000 façons de se ridiculiser dans une soirée avec une fille en attendant devant la porte des toilettes et j'ai pas envie d'en inventer une nouvelle. Non je me contente de sautiller en attendant qu'une des portes s'ouvre pour me soulager enfin. Quand je retrouve Veerle et à deux doigts de partir, arrivent Treasa et Robyn, qui en bonnes anglo-saxonnes et après un certain temps passé dans l'autre bar, arrivent bien joyeuses. Robyn est habillée d'une petite robe de plage bleue qui lui donne une impression de légèreté, malgré sa démarche un peu plus alourdie de quelques cocktails. Malgré les verres enquillés avant, elles tournent et virevoltent avec une énergie incroyable. Avec Treasa, rencontrée en amérique du sud et avec qui elle voyage depuis, c'est le show. Elles s'éclatent, elle rient, dansent, dégageant une énergie positive sur cette piste qui s'endormait peu à peu. Après une soirée à boire, elles tiennent plutôt bien l'alcool, et sont même brillantes sur cette piste de danse. On apprend pas à boire aux anglais. Tout d'un coup il lui vient la bonne idée de me tendre le bras et de m'inviter à danser dans son tourbillon infernal. Pris au dépourvu je me retrouve à tournoyer face à une Robyn inépuisable et qui se lance dans quelques passent improvisées, puis c'est à trois qu'on virevolte. Le bar se transforme en lignes qui défilent devant mes yeux, mais elles s'éclatent tellement que je peine à interrompre cette danse de la centrifugeuse ou rock endiablé et à retourner m'asseoir auprès de Veerle. Une demi heure plus tard, les deux anglaises semblent enfin calmées, mais toujours un verre à la main. Mais un rien, une étincelle suffit à les remettre sur la piste, à chanter et à danser. Souvent elles se perdent et passent 10 minutes à se chercher, l'une d'elle s'étant arrêté à une table pour taper la discute et quand elles se retrouvent c'est la fête. Entre deux moments d'accalmie Robyn vient me parler de temps en temps, d'un anglais à l'accent bourré mais le fond reste clair et construit. Je trouve même sa conversation brillante. Elle s'amuse, prend plaisir de chaque moment de la vie. Je l'aime bien cette Robyn. Après m'être assuré qu'elle retrouve sa complice irlandaise et qu'elles pourront rentrer tranquillement, du moins me l'affirme t'elles et je leur fait confiance, je rentre avec Veerle pour me coucher. Sur le chemin de l'hostel, loin du brouhaha des baffles de la plage on discute tout du long, heureux de cette belle journée. On se dirige vers nos chambres, un regard extérieur pourrait croire qu'on rentre ensemble, puisqu'on se dirige vers la même chambre, celle du fond, sauf qu'il fallait regarder jusqu'au bout. Je m'arrête un mètre avant elle. Je suis à ma porte, l'ouvre d'un coup de clé et lui souhaite une bonne nuit sans plus attendre. Elle fait un pas de plus et joue de ces clés pour rentrer dans ses quartiers, me renvoyant ma bonne nuit. Un mètre ! Tout ce voyage depuis les mangroves, toutes cette soirée et ces discussions pour échouer à un mètre. Un mètre symbolique et infranchissable. A la fois proche et tout aussi éloigné. Deux univers semblables et différents à la fois, juste séparés d'un mur, un mur en bambou mais qui semble pareil à la muraille de Chine. Je m'endors en me demandant ce qu'aurais fait Genghis Khan à ma place ;-) Je ne pense pas qu'envoyer 2000 cavaliers mongols aurait été une bonne solution. Et je m'endors en souriant. Demain je retournerais m'isoler sur ma plage d'Otres beach, tout là bas là bas, où y a personne, juste avec un livre ou qui sait… une jolie flamande pour me tenir compagnie.

Commentaires (1)

Pierre Dalun le 13/12/2010
Il m'est arrivé la même histoire qu'avec Veerle....


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