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je m'appelle jennifer leroi veuve française âgé de 66ans. n'ayant aucun héritier, depuis la mort de mon époux,
Par jenniferleroi, le 16.02.2018
je sais pas qui tu es pour juger un voyage où tu étais pas, mais cette histoire n'est pas une découverte de la
Par moi même, le 14.08.2017
tu es insupportables à lire ; il manque beaucoup de ponctuation ...de plus tu es comme beaucoup de jeunots qui
Par Cave Jacky, le 05.08.2017
t'as l'air de mieux t'y connaitre que moi en costard. tu peux faire ce que tu veux, broder des trucs, avoir de
Par ulysserepart, le 05.09.2012
euh excuse mois , tu dis faux , mais ou crois tu que les ''grandes marques '' se procure leur costard a 600 €
Par Akli, le 05.09.2012
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Date de création : 18.07.2010
Dernière mise à jour :
12.07.2011
87 articles

Ce matin j'ai rendez vous à la plage de Railay à 8h pour embarquer sur un petit bateau à destination des îles de rêve. Tout le sud de la Thaïlande est réputée pour ses plages magnifiques et ses montagnes qui sortent des eaux au beau milieu de la mer Andaman. Ces îles (koh en thailandais) sont connues dans le monde entier et les touristes ne manquent pas. Ca a le bon coté, île où l'on ne s'ennuie jamais comme celle de Koh Phangan réputée pour ses fêtes, îles idylliques comme Phuket ou Koh Samui, mais le flot de touristes amène aussi le moins bon comme les plages surfaites, remplies de résidences hôtelières et dénaturées comme Pataya.

Mais chacun y trouve son compte à défaut d'authentique on y trouve la belle vie pas chère. Finalement ma plage de grimpeurs aux allures d'ïle sauvage où seuls ceux qui peuvent grimper le rocher d'entrée sont admis me plait bien.
La balade en bateau est agréable et le groupe aussi. On est une dizaine à bord à profiter d'une journée de farniente, même si un dizaine de bateaux sont partis à différentes heures depuis bientôt une demi heure. On fait plusieurs petites iles, on nous montre des grottes aux chauve souris, des ilets qui donnent envie de s'arrêter mais où nulle âme de vit et on s'arrête dans les grosses îles où sont déversé un flot continu de touristes toutes les demi heures. Lassant, je fais un tour histoire de me dégourdir les jambes mais on dirait un parc d'attraction au lieu d'une plage. On visite Koh Phi Phi, plage célèbre pour avoir été le théatre du film "la plage" avec Di Caprio et c'est vrai que sans tous les touristes, ce serait le paradis. Mais j'en fait partie alors je ne peux me plaindre.

On n'en voit qu'un bout et on fait du snorkling avec masque et tuba dans des coins qui ne manque pas de poissons en tout genre.

On fait deux haltes snorkling le matin avant de s'arrêter sur une autre grande plage sur une autre grande île où un buffet nous attend. Enfin c'est certainement toujours l'île de Koh Phi Phi mais sur un autre versant. Je ne demande pas mon reste et profite de chaque plat jusqu'à en avoir sommeil. Après m'être servi comme un prince, je pars me tenter une petite sieste à l'ombre que je pourrais trouver, car le soleil tape fort et notre bateau ne part que dans une demi heure. Le soleil brûle et je me mets à l'ombre d'un muret le temps d'embarquer. On repart, on visite Monkey Island, une ile remplie de singes qui vous apprivoisent si vous leur donnez à manger. J'ose pas débarquer, peur de me faire mordre pour une raison que j'ignore, mais je préfère voir ces primates sauter sur mes compagnons plutôt que sur moi. Chaque visite est chronométrée, 10 minutes par ci, vingt minutes par là, c'est ça le tourisme de masse, mais ça me va au moins on visite plein de choses et j'ai pas de raisons de rester sur Monkey Island. On lève l'encre pour faire une ultime session de snorkling au large d'une île avant de finir sur une merveille de sable blanc aux eaux chaudes et cristallines. Le genre d'endroit qui me fait regretter de pas avoir mon appareil photo juste pour rendre jaloux les copains (les photos de ce post viennent d'internet et ne sont pas de moi). On y reste une bonne demi heure même si j'y resterais bien la journée complète. Je m'allonge dans l'eau et profite d'un moment où on se rend compte qu'on est tout simplement heureux. La vie ne peut que difficilement être plus douce. Je sais pas où je suis, mais après toutes ces heures de bateau j'ai l'impression d'être au bout du monde, loin de tout. Le jour décline et il est temps de rentrer à Krabi. Je sors de l'eau, profite de quelques fruits qu'on offre sur le bateau et goute les embruns et l'air marin tout le long du retour. Je suis content de ma journée, j'avais fait une bonne affaire en faisant le tour des agences la veille et pour 700 baths après ristourne, l'équivalent de 12 euros, j'ai eu une journée de rêve, et encore le meilleur est à venir dans les petits bars en bambou de Tonsaï beach où la nuit réserve toujours son lot de surprise.
Quand je débarque sur la plage, il fait encore trop jour pour retourner à mon bungalow alors je repars sur la plage de Pranang, là où j'ai perdu mon appareil photo pour, on ne sais jamais, le voir réapparaître. Je ne me remets toujours pas de sa perte. Alors je sillone la plage, belle au soleil couchant et qui n'a rien à envier à ses consoeurs des îles voisines. Je vois un petit bateau qui arrive avec une mariée et je vois les convives en pantalon de lin blanc qui arrivent aussi sur la plage. Le mariage tranquille sur une plage de rêve. Le mariage leur coutera l'équivalent d'un bon restau en Europe pour six personnes, sauf que là ils sont une bonne vingtaine a festoyer. Les costumes en lin sont certainement fait chez le tailleur du coin en deux jours pour une trentaine d'euros, y a juste la robe de la mariée qui tout en étant simple ne semble pas sortie d'un atelier local. En tout cas, c'est magnifique à voir et le petit coin de plage avec quelques chaises décorées où la messe se tiendra ressemble à un happy end de film américain. Pourtant malgré tout ça, un nuage de pluie se pointe. C'est balaud !! Mais bon la fête sera bonne quand même et la pluie pas trop de la partie.
Le soleil est couché et je décide de rentrer à Tonsaï beach. En repassant par la plage de railay où les restaurants ont mis les petites tables sur la plage et quelques flambeaux et coussins pour s'installer sur le sable devant de délicieux cocktails et des bons repas à trois francs six sous. Je me pose et regarde l'ambiance de cette plage qui me rappelle ma première fois sur une île thailandaise au large de Bangkok (koh samet) il ya quelques années. Elle change de notre plage des grimpeurs car au moins ici il ya une belle plage et nous on a de beaux rochers. Nous la fête on la fait dans les bars de bambou attenants à la plage mais pas sur la plage. Pas de restaurants touristiques, pas de repas au flambeau, juste la bonne franquette.
Je décide tout de même de repartir, il fait nuit et il me faut encore grimper le gros rocher qui me sépare de ma plage.
Je marche jusqu'au bout de la plage, là où il n'y a plus de lumière ni personne et là, impossible de voir l'entrée de la colline. Il y a deux façons de rentrer à Tonsai, par la mer quand elle est à marée basse et qu'on peut passer sur les petits rochers (sauf que là c'est marée haute) ou par ce gigantesque cailloux mi jungle mi falaise sur lequel il faut crapahuter, mais qui necessite d'y voir clair, notamment pour voir le passage avec une corde pour s'aider au début et je sais plus où il est. On a presque envie de dire "Sésame ouvre toi" " et découvrir le passage secret. Quelques lampes torches se font voir, des gars qui faisaient le chemin en sens inverse et qui me permettent d'entamer l'ascension. Cette fois la nuit est bien tombée et la voute des arbres ne fait que renforcer l'impression d'obscurité. Heureusement j'ai ma petite lampe frontale avec moi pour voir où je mets les pieds dans cette colline de rochers. Il faut bien 10 minutes pour venir à bout de cet obstacle de roches et une chose me tarabusque. La lueur de ma lampe torche devient de plus en plus faible et les piles sont en train de rendre l'âme alors que j'ai changé les piles il ya 3 mois et ne m'en sert que pour lire de temps en temps. Sacrées piles mongoles !! Si la lumière s'éteint, je suis incapable de mettre un pied devant l'autre et avec les rochers, les trous, les racines etc... c'est la chute et la blessure assurée. J'active le pas alors qu'il me reste encore un bon bout à marcher. Ma lampe qui normalement éclaire sur 50m éclaire à peine à deux mètres. J'ai beau connaitre le chemin, avec deux mètres de visibilité je me demande si parfois je suis bien dans le bon sentier et pas dans un légèrement à côté un peu plus escarpé. Je distingue les lueurs de Tonsai, mais elles sont encore loin. 300m à vol d'oiseau, mais de nuit, une barrière infranchissable. J'espère que les piles tiendront le coup sinon je suis bon pour dormir sur place, à l'endroit même où ma lampe s'éteindra, seul à la belle étoile. Je croise une lampe torche en sens inverse, au pire je pourrais suivre la personne et attendre sur l'autre plage que d'autres repartent vers ma plage et les suivre, mais je mise le tout pour le tout et continue. La route semble interminable et enfin j'arrive à une portion où il fait un peu plus clair. C'est la fin, il reste deux rochers à passer et une paroi où il faut se faufiler mais les lueurs de la plage éclairent un peu le chemin. Je me faufile et marche au clair de lune sur la plage qui a repris son air de fête. Un bon moment d'angoisse qui me fait penser à changer mes piles pour la prochaine fois.
Je retrouve mes habitués et mes habitudes. Le petits restos aux nouilles sautées (à force les cuisinières me connaissent), le petit bar où je retrouve les habituels grimpeurs et celles qui viennent juste pour voir les autres grimper. Je m'y arrête prendre une petite bière et en allant aux toilettes, je passe près des catalanes de la veille. Pour une raison de wc occupé je parle avec Jen, très jolie espagnole qui me dit être là pour 4 jours et a qui je dis qu'elle y restera 15 jours car personne ne veut partir de cette plage. Je lui dis que je pars pour Kuala Lumpur dans deux jours, elle me dit qu'elle aussi, qu'elle veut aller voir le grand prix de formule 1, elle me donne son mail pour qu'on s'y retrouve au cas où. Sa copine Vanesa semble sous le charme d'un grimpeur coréen tout en muscles le jour sur ses parois à tenter des trucs impossibles tandis que les filles bronzent sur la plage juste à côté. C'est pas gagné qu'elles quittent cette plage dans 4 jours et de mon côté rien qu'à penser aller à quitter ce lieu paisible rempli de jolies filles, de grimpeurs excellents, de convivialité et d'ambiance roots pour la mégalopole malaise de Kuala Lumpur, c'est prequ'avec à contre coeur que je vais reprendre la route, mais j'ai pas le choix, mon visa expire dans 3 jours et il me faut partir. Donc no regrets !
La nuit se passe comme les autres nuits, sous les étoiles, au son de la musique et quelques chang beers pour se rafraichir. La vie est un bonheur à savourer sans modération. Demain je fais ma dernière journée d'escalade et mon moniteur a de nouvelles choses encore à m'apprendre, notamment le multi picth, l'art d'assurer son partenaire en plein milieu de la paroi quand on grimpe à deux et de grimper ainsi des montagnes jusqu'à leur sommet.